"Si aligner des mots sur des feuillets pendant des jours et des nuits, des mois et des années fait un écrivain, alors disons que je suis écrivain."
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Print: $19.57 Download: $3.50 «C’est quoi un homme au fond ? Un acte de naissance, un acte de mariage, un acte de décès. Et, pour un peu qu’il cherche à sortir de sa glèbe locale, un passeport.»
L’humour de l’homme de papier ne cède en rien au pessimisme de fond de son propos. Explorant la topologie paradoxale du dedans/dehors, écrit à la première personne dans un désordre homothétique au chaos du monde, le récit parcourt quelques heures de la vie du narrateur jusqu'au moment où il lui faut sortir se livrer à «la besogne».
Entre temps, il aura pris le petit déjeuner, sa douche où il fait «du Mozart sans du Mozart», et se sera habillé. C’est pour lui l’occasion de refaire le chemin d’une vie lestée de ses fantômes, où il exprime son désespoir et sa colère face à l’obstinée fermeture des choses.
Chemin au cours duquel le temps, principal protagoniste de cette histoire, ne ménage en rien ses efforts pour anéantir les espoirs de l’enfant et les espérances de l’homme.
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Print: $22.38 Download: $3.50 Le narrateur est un ange. Ou un marin. Ou un écrivain. C’est ce qu’il dit. Il se déplace sans cesse. Un jour, dans une ville de soleil, il rencontre une ombre. Commence alors une série de conversations, d’échanges qui prennent pour alibi le roman que le narrateur prétend être en train d’écrire.
Ces conversations nouent le récit du narrateur avec ses questionnements sur le mystère de l’écriture, et l’analogie qu’il en fait avec celui des origines, une vaste tresse qui symbolise la complexité de l’être au monde.
Tout s’enlace. On saute d’un lieu à un autre, d’une époque à une autre : c‘est facile quand on est un ange (ou un écrivain). La linéarité se dissout. Petit à petit émerge cependant une double cohérence et une évidence : cohérence de l’existence, même si incompréhensible en soi et de l’œuvre en construction.
L’évidence narrative n’apparaîtra au grand jour qu’à la fin.
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Print: $22.38 Download: $3.50 Faut-il faire confiance au narrateur pour sortir du labyrinthe où, du fond de l’histoire à l’actualité la plus intense du nouveau siècle, empruntant des passages méconnus à travers le temps et l’espace, nous entraîne « La Tentation d’Oussama»?
Il le faut, en effet. Le lecteur atteindra alors le terme de cette quête au bout de la littérature, où chaque mot, chaque signe recèle en lui une béance imprévue, où la langue, à l’image de la complexité chaotique du monde, nous emmène aux marges de la folie ; voyage dont on revient en fin de compte sans mal, à défaut d’en sortir indemne, dès lors que l’on accepte de s’y perdre.
Cette aventure n’est autre que celle de l’homme confronté à son essence, tissée de songe, de craintes et de douleurs, autant œuvre que créatrice de mots, mais irréductiblement soumise à l’impuissante prétention de sa condition, quelles que soient les figures qu’il habite.
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Print: $23.23 Download: $3.50 Armona est une île située tout au sud du Portugal, aux confins de l’Europe. C’est de ce bout du monde à la lagune infinie et au nom prédestiné que l’auteur envoie (de) ses nouvelles.
Ces short stories, à mi-chemin entre la lettre et la nouvelle, esquissent en quelques lignes les contours des jours (et des nuits) d’un été permanent. Teintées d’humour, elles évoquent en quelques mots les humeurs d’un homme que les rumeurs du monde parviennent de temps en temps à troubler.
Le Journal d’Armona est formé (dans le désordre) de plusieurs petits recueils qui pourraient éventuellement être intitulés « L’homme de papier », « Journal de Fuzeta », « Dernières nouvelles d’Armona », « Le caméléon » et enfin, « Bonjour, mauvais jour ».
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Print: $27.96 Download: $3.50 Ces 254 textes nés du même souffle, au rythme d’un tous les 40 jours durant 32 ans, se donnent d’une seule voix et démontrent si besoin était, que la poésie échappe, pour un temps, au temps. L’amour, l’enfance, le temps qui passe et celui qu’il fait, les bateaux et la mer, les mots et leurs rythmes, les chansons sans notes mais non sans musique, les déchirures et les espoirs de la vie structurent la continuité de l’œuvre, au sein desquels émergent, totems surréalistes, de pures constructions poétiques.
De l’ensemble s’élève - parfois forte et claire, parfois sourde et brouillée - une voix unique. Elle ne cache rien des erreurs commises ni des doutes rencontrés ou des angoisses affrontées. Mais, petit à petit, grâce à la poésie d’ailleurs, se construit une certitude d’être. Chaque texte balise une piste possible, aux ramifications secrètes et imprévisibles. Au risque de s’y perdre, on les picorera au gré de ses humeurs, telles les miettes du Petit Poucet.
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