Arriver à Istanbul c'est retrouver la ville de l'homme. Celle qui est peuplée, vécue, aimée, subie.
Ses quartiers sont les organes d'un corps séculaire, immortel, éternellement jeune, en perpétuelle crise de croissance. Ceux qui l'habitent en sont l'énergie...
Je n'avais pas remarqué combien cet artifice de la séduction que peuvent être les bas résille sont aussi bien un grillage portatif. Au détour d'une exposition photo pseudo érotique, une furtive perspective m'a rappelé que désir et interdits sont bien de la même famille.
Corsets (qui reviennent à la mode), épilation, liposuccion... avec d'autres mots, dans d'autres contextes ces termes pourraient évoquer des pratiques barbares.
L'érotisme bon marché omniprésent voudrait rendre désirable ce qui entrave, contraint, soumet... la femme.
A ces stéréotypes, je préfère nettement ce qui suggère, dévoile, murmure, laisse deviner, rend désirable, se dérobe pour mieux se livrer. Les sous-vêtements sont des écrins, pas des arguments, les accessoires des auxiliaires, pas des prothèses.
Le mystère plutôt que la pub...
Paul, mon frère, habite depuis plus d'un an à Varsovie, Pologne.
Bien moins voyageur, je suis resté à Toulouse, France.
Je ne connais pas l'endroit où il est. Là où je vis lui manque parfois.
Aussi nous avons décidé de correspondre par photos interposées. Une par semaine minimum. Pas de thème autre que notre quotidien, ou du moins ce qui dans notre quotidien donne envie d'être envoyé à l'autre.
Comme nous sommes partageurs, nous en avons fait un blog. « Tu i là », ce qui veut dire « là et là » en Franlonais.
L'adresse pour le moment c'est www.laetla.com
On attend vos commentaires, encouragements et critiques...
Do zobaczenia !
Comment ne pas commencer son 500ème billet par « 500 déjà » ? Une semaine au bas mot que j'y pense, que je me triture les cheveux, que j'élabore la meilleure façon de célébrer la performance.
Je vous épargne les circonvolutions, vous échapperez ainsi à la suite de jeux de mots qui ne font pas forcément mon charme : les cinq sens uniques, une musique de Camille Saint-Saëns, le quintal de journal...
Vous n'aurez pas non plus le droit à une rétrospective émue sur tous ces textes publiés, sur ces rencontres autour de mes émotions partagées, sur ce qu'écrire et photographier au rythme d'un journal m'ont donné d'envies d'aller voir plus loin dans ces terres d'expression...
Ce ne sera pas plus la complainte de l'écrivain vain, du photographe aveugle qui songe à saborder son espace lentement construit (6 ans !) au moment où celui-ci atteint une forme de maturité et de plénitude...
Alors quoi ? C'est en fait VOUS qui allez me le dire en répondant à mon invitation ci-dessous. Après tout, voilà un bout de temps que c'est moi qui parle et vous qui lisez, alors chacun son tour... Et puis pour ne pas me défiler, je vais m'y coller aussi...
Juste avant, un petit hommage modeste à la Kriss qui a mis les ondes en deuil. Quelle fierté j'aurais eu à savoir un de mes billets parcouru par son regard bleu, lu et forcément commenté par sa voix mutine... Merci belle femme.
Je reviens donc à ma proposition qui vous concerne : poursuivez cette simple phrase « Quand j'avais 500 ans, je me souviens très bien... ».
Identité Nationale. Un rideau de fumée nauséabonde supplémentaire pour masquer les vrais drames que sont la mise à mort des services publics et l'enterrement de l'idée même de dignité politique. C'est la Nation qu'on assassine et on lui demande ses papiers.
Le débat est d'ailleurs mené tambours battants par un renégat de la pire espèce, quand je dis débat, c'est pure litote : le site censé recueillir les opinions est déjà censeur (lire l'article de Rue89).
« Pour vous qu'est-ce qu'être Français ? ». Dangereux comme question si on y songe bien. Je n'ai pas l'érudition pour répondre du point de vue philosophique ou ethnologique (le pauvre Claude Levy-Strauss n'a pas survécu à cette énième pantalonnade). Par contre j'habite officiellement sur le territoire français, du moins quand je ne suis pas dans mes pensées nébuleuses.
Mais d'abord est-ce que je suis français ? Sans doute oui puisque c'est dans ce pays, la France, que je vote, que je paie mes impôts, que je suis malade, que je suis soigné, que j'ai été instruit, que je poste mon courrier dûment affranchi, que je consulte la météo, que j'emprunte les route nationales, que je foule les trottoirs plutôt propres, que je milite, que je glande, que je travaille, que je peste, que je jubile, que je me sens chez moi, que j'ai envie de déménager, que j'écoute la radio, que je ne regarde pas la télé, que j'écris mon blog, que je foule l'herbe pieds nus, que je mange du raisin, que je bois de l'eau et du vin aussi, que je sors le soir, que j'invite mes amis, que j'écoute n'importe quelle musique, que je n'écoute pas n'importe quoi, que je lis les journaux, que je caresse mon chat, que j'aime à la folie, que je déteste avec passion, que je parle à mes voisins, que je fais la gueule le matin au boulot, que je me sens en sécurité, que j'ai peur des flics, que je maudis les cons, que je suis con, que je rêve que tout cela ne sois pas synonyme d'exclusion.
Par ce qu'au fond, en dehors de la manœuvre politicienne, toute cette comédie n'a qu'un but : restreindre toujours plus le cercle de ceux qui peuvent jouir de ce mot fondateur : liberté.
Alors pour moi, être Français, c'est avant revendiquer ma liberté, un des rares biens qui ne réduise pas quand on le partage...